A l’issue des élections cantonales de mars 2008, les Hauts-de-Seine restent stables du point de vue des grands équilibres au sein de l’assemblée départementale. Néanmoins, ce qui s’est passé dans le pays, et les exigences qui se sont exprimées dans les urnes, valent aussi dans notre département.
Ainsi sur les 45 élus de notre assemblée, au conseil général, 15 appartiennent à la gauche, mais la vérité est toute autre en pourcentages de voix. La droite départementale ne peut donc se prévaloir aujourd’hui d’une approbation, sans remise en question, de sa politique et de ses choix.
Or, de C. Ceccaldi-Raynault à I. Balkany, sans oublier le retour de P. Pemezec et l’arrivée de J. Sarkozy, c’est une droite souvent arrogante, dominée par une UMP hégémonique, qui règne au Conseil général et dont les orientations et les choix politiques font fi des nécessaires solidarités.
Le budget 2008, qui vient d’être adopté, illustre parfaitement la priorité donnée par P. Devedjian, nouvellement réélu à la présidence du Conseil général, et par sa majorité aux actions « vitrines », telles le développement du quartier d’affaires de la Défense, le Très Haut Débit ou encore la Vallée de la Culture, au détriment des investissements de proximité et des priorités en faveur de la majorité des alto-séquanais tels l’emploi, le logement, l’action sociale, les crèches ou encore la santé.
Le groupe (6 élus socialistes et un élu vert) que je préside dans l’assemblée départementale s’oppose fortement, mais de façon constructive aux décisions idéologiques de la majorité départementale, en formulant toujours des contre-propositions concrètes et justes pour répondre aux véritables besoins et attentes de tous les habitants des Hauts de Seine.
Un groupe qui s’oppose. Quelques exemples de mesures que nous avons combattues et dénoncées :
- la suppression des bourses départementales aux étudiants,
- la suppression récente de « Parcs en sports » (dispositif en direction des jeunes qui ne partent pas en
- vacances),
- le recours à des prestataires privés (Manpower, puis Ingéus) pour l’insertion des allocataires du RMI,
- les dépenses « pharaoniques » : fac privée Pasqua, restaurant Le Ruban Bleu… ,
- la couverture de la RN 13 à Neuilly, alors qu’il y des priorités à donner aux transports en commun et des quartiers moins favorisés à protéger des nuisances
- le doublement de la RD 7,
- le manque de transparence dans la gestion de la SEM Coopération 92,
- le désengagement du Département dans les actions de prévention et de santé publique,
- la baisse des crédits pour les clubs de prévention,
- la suppression ou la baisse des subventions aux associations d’aide et de soutien aux travailleurs migrants et d’aide aux femmes en difficulté.
Un groupe qui obtient des avancées. Au travers de nos interventions en séance, des amendements aux projets de délibérations, ainsi que des vœux sur des questions d’actualité, le groupe défend, propose et obtient des avancées sur les grands dossiers. Quelques exemples de mesures adoptées sur l’initiative du groupe socialiste :
- Décembre 1999, la mise en place d’un double jeu de manuels scolaires pour les élèves de 6ème et de 5ème (poids des cartables).
- Mars 2000, adoption d’un vœu socialiste de principe demandant à privilégier le transport par voies fluviales des déchets à incinérer.
- Juin 2000, adoption du quotient familial dans les cantines des collèges.
- Avril 2001, adoption de l’amendement socialiste visant à assurer l’intégration des enfants handicapés dans les structures collectives d’accueil de la petite enfance.
- Juillet 2005, extension de l’allocation BéBéDom 92 aux parents ayant recours à une assistante maternelle (un des exemples s’il en était besoin, de l’expérimentation que N. Sarkozy a menée dans notre département).
- Mars 2005, extension de la gratuité de la carte améthyste (carte de transport) aux veuves d’anciens combattants dès l’âge de 60 ans.
- Décembre 2005, création d’une Maison de l’Adoption.
- Mars 2006, adoption de l’amendement socialiste visant à augmenter les crédits destinés aux aménagements des transports en commun pour les personnes à mobilité réduite (1 million d’euros au lieu des 150 000 prévus !)
- Novembre 2007, adoption du vœu socialiste pour des aménagements de sécurité de la voirie départementale.
- Mars 2008, rétablissement de la subvention à des associations (Asti, Femmes solidaires..) et reprogrammation de « Parc en sports » au budget 2009.
Un groupe qui propose. Voici quelques-unes des propositions destinées à améliorer la vie des habitants des Hauts-de-Seine que nous défendons et que nous continuerons à promouvoir :
- la réduction des inégalités sociales et territoriales dans notre département,
- la lutte contre les exclusions,
- la priorité donnée au logement social innovant et de haute qualité environnementale,
- l’égalité des chances pour tous les collégiens (ex : un ordinateur pour chaque collégien)
- l’accès au sport et à la culture « partout et pour tous »,
- un véritable partage de la voirie départementale en faveur des transports en commun et des circulations douces,
- le renforcement de la prévention spécialisée…
Parallèlement chaque conseiller général travaille pour son canton : bien sûr j’ai voté, sans exception aucune, toutes les subventions obtenues pour Châtenay-Malabry. Je suis très attentive aux besoins des collèges de notre ville (je siège dans leurs conseils d’administration), au syndicat mixte étant la seule élue de gauche à y siéger.
Je suis aussi déterminée à participer et à faire participer la population à la réflexion sur l’élaboration du projet de tramway prévu par le conseil général qui reliera la Croix de Berny à l’hôpital Béclère en passant par l’avenue de la Division Leclerc.
N’hésitez- pas à consultez le site :
http://michele-canet.parti-socialiste.fr
ou à me contacter pour tout ce qui concerne le Conseil général, au 06 81 69 21 35 ou 01 47 29 32 20
Michèle Canet, Conseillère générale de Châtenay-Malabry